lundi 27 juillet 2015

Dublin

*Ahem.*

Bon, pour ceux qui n'étaient pas au courant : je pars à Dublin. Voilà. Probablement pas définitivement, a priori, mais qui sait ? Sans date de retour, en tout cas. Ça fait un moment que je voulais partir vivre à l'étranger, en Europe de préférence dans un premier temps... et c'est le moment. On m'a proposé un poste à Dublin, j'avais envie de bouger, j'ai dit oui. Même si tout s'est décidé il y a plusieurs mois, ce n'est que lorsque j'ai acheté ce matin mon billet d'avion, sans vol retour, que c'est devenu réellement concret : je pars, je m'en vais.

Comme tout bouleversement, un déménagement de cet ordre est un peu ambivalent. C'est l'occasion de changer énormément de choses, de faire le tri, de commencer une nouvelle vie, de se débarrasser des trucs qui encombrent, de retrouver les vieux albums photo sous l'épaisse couche de dix ans de poussière accumulée... Et en même temps, c'est dire au revoir (un simple au revoir, faut pas déconner, je serai de passage dans le coin de temps à autre) à des tas de gens qui comptent pour moi et que je verrai nécessairement moins fréquemment. C'est arrêter ma chorale, mes cours de piano... Et même si je n'ai pas la moindre hésitation quant au bien-fondé et à la nécessité de ce que j'entreprends... hé bien ça fait bizarre.

Bon, mais du coup, ce vieux blog, que va-t-il devenir ? Bonne question. Je ne l'alimente plus que de brouillons depuis un bout de temps. Mais par ailleurs, on me demande de donner des nouvelles depuis la lointaine Irlande, et Facebook me donne toujours autant de réactions allergiques... Peut-être l'occasion pour ce blog de faire peau neuve ? En attendant, pour ceux que ça intéressait, une liste non-exhaustive des sujets dont j'aurais voulu parler ici, sans ordre particulier :

  • Alcazar : chouette puzzle-game (iOS / Android).
  • I have 1 day : histoire / énigme à branches, à vous de trouver la bonne combinaison d'actions.
  • Depict1 : petit platformer à l'ambiance bizarre et oppressante.
  • Gemcraft Labyrinth : probablement mon préféré des Gemcraft (tower defense) ; imparfait, mais rempli de bonnes idées, une source majeure d'inspiration.
  • Aperture Tag : mod (payant) de Portal 2 centré sur les gels, d'excellente facture.
  • Black Mirror : excellente série d'anticipation dont vous avez tous déjà entendu parler.
  • Brothers - A Tale of Two Sons : une merveille de jeu d'aventure : beau, touchant, génial (et un gameplay assez unique qui plus est).
  • Child of Light : très joli RPG, un peu facile, qu'on explore pour la beauté des paysages.
  • Perspective : gameplay basé sur un mix 2D / 3D, plus difficile qu'il n'y paraît à première vue.
  • The Swapper : un metroidvania glauquissime dont le gameplay est très dérangeant ; un must.
  • The Fall : l'ambiance et les décors de The Swapper, le gameplay en moins, des IAs problématiquement trop humaines en plus.
  • PBS Idea Channel : une des rares chaînes Youtube à avoir des commentaires intéressants, le seul truc instructif vidéo que je supporte (j'ai une préférence pour le texte (je dois être vieux)) ; chaque épisode part d'une idée, d'un sujet, d'une hypothèse, et le décortique à grands coups de références constructives.
  • Infinifactory : Spacechem 3D. Ai-je vraiment besoin d'en dire plus ? Comme d'hab' avec Zachtronics : c'est génial, mais c'est horriblement chronophage, mais c'est génial.
  • TIS-100 : Brainfuck parallélisé. Ai-je vraiment besoin d'en dire plus ? Comme d'hab' avec Zachtronics : c'est génial, mais c'est horriblement chronophage, mais c'est génial.
  • The Talos Principle : mon coup de cœur absolu de 2015 (et peut-être des années qui vont suivre aussi). Puzzle game, initiation à la philosophie, jardin zen. Rien que ça. Un chef-d’œuvre.

So long, and thanks for all the fish!

lundi 18 août 2014

Depression Quest

Trigger Warning : dépression.

Le titre vous aura sans doute mis la puce à l'oreille : Depression Quest n'est pas un jeu très joyeux. C'est néanmoins un jeu important, et une excellente illustration du potentiel pédagogique des jeux en général. Attention, toutefois : ce jeu (ainsi donc que cet article, dans une bien moindre mesure) évoque de manière très explicite les effets et le ressenti de la dépression.

lundi 4 août 2014

[Édito] En finir avec la théorie du genre

Bon, j’ai envie d’écrire des tartines. De structurer un peu tout ce que j’ai envie de dire sur le sujet. Plein de choses ont déjà été dites à ce sujet, bien mieux que ce que je peux espérer faire ici. Mais il y a un côté cathartique à le faire, déjà : ce que je mets par écrit ici c’est ce qu’à de nombreuses reprises j’aurais voulu pouvoir dire. Par ailleurs, étant données les maladresses dont font encore preuve la plupart des gens qui prétendent parler publiquement de ce sujet, je me dis que la répétition a ses vertus. Enfin, peut-être que de l’écrire, moi, me permettra de toucher des gens qui me connaissent, et qui seraient sinon passés à côté de ces articles mieux écrits susmentionnés.

lundi 28 juillet 2014

[En bref] Monument Valley

Tous les jeux n'ont pas besoin d'être difficiles ou compétitifs. Tous n'ont pas besoin de raconter une histoire émouvante, de faire réfléchir au sens de la vie, de faire fondre des neurones. Je parle parfois de certains jeux comme d'une balade : une promenade dans un univers agréable, sans forcément d'objectif. Un court moment reposant, relaxant ; et dans le cas de Monument Valley, singulièrement beau.


Dans ce petit jeu sorti sous iOS et Android, pas d'autre objectif que de se rendre d'un point A à un point B. Tout l'intérêt du jeu repose sur le fait que tous les décors sont dans un style qui est un direct hommage à Escher : en jouant sur des illusions d'optiques et des géométries impossibles, vous pouvez modifier le décor de manière à vous créer un chemin.

En gros, c'est un peu la rencontre entre Naya's Quest et Fez, en mode zen. Rien de difficile, rien d'impossible. Juste une chouette balade dans des décors splendides. Indiqué contre toute forme de stress ou d'énervement.

lundi 21 juillet 2014

Antichamber

Il y a de ces jeux que j'adore, mais dont je ne sais comment parler (sur un air connu). Et s'il y a un jeu dont je repousse depuis longtemps l'article, incapable de trouver un angle d'attaque, c'est bien Antichamber (alors qu'à mes yeux c'est probablement un des meilleurs jeux de 2013). En même temps, rien de moins étonnant : ce jeu est conçu pour ça ; pour semer le doute, pour détruire nos repères...

lundi 14 juillet 2014

[En bref] The Stanley Parable

Il y a environ un siècle en années-internet, je vous avais présenté The Stanley Parable. C'était à l'époque un mod gratuit, non trivial à installer, et un peu moche. Mais ce petit jeu fantastique brillait par sa manière très personnelle de corrompre le concept de narration, de casser le quatrième mur, de se moquer de lui-même... Eh bien, si vous aviez raté cette annonce, bonne nouvelle : il y a quelques mois est sortie une version refaite du jeu !

 
Pas de faux espoirs : ça reste fondamentalement le même jeu, sur le même principe et avec quasiment le même contenu. Mais on sent que le résultat est un peu plus soigné : les monologues ont été retravaillés, une partie de l'histoire a été réécrite, les décors sont bien plus beaux... On a le sentiment de jouer à un "vrai" jeu, on sent bien qu'on a entre les mains une version aboutie. L'occasion de le (re) découvrir !

Oh, et que vous ayez joué au mod d'origine ou non, essayez la démo gratuite : elle est une quasi-parfaite illustration du jeu lui-même, sans pour autant avoir quoi que ce soit en commun avec lui... Et c'est hilarant.

(Eight, eight, eight, eight, eight, eight...)

lundi 7 juillet 2014

[En bref] Electronic Super Joy

Electronic Super Joy est un plaisir coupable. Pendant que vous y jouez, un petit bout de votre cerveau, doté d'un soupçon de sens critique, hurle des jurons ; mais tous vos autres neurones baignent, ravis, dans un océan de dopamine. Techniquement, c'est un jeu de plate-forme minimaliste, spartiate : deux boutons, un personnage en silhouette noire sur fond de couleurs explosives. Mais ce qu'il n'a pas en complexité, il le compense en difficulté ; s'il n'arrive pas au niveau de Super Meat Boy, c'est juste parce qu'il n'est pas aussi long...


Mais ce qui fait la grande force de ce jeu, qui justifie son style fluo criard et qui vous permet de vous acharner sur des niveaux d'une difficulté insupportable sans vous lasser, c'est sa bande-son fantastique : plus d'une demi-heure d'électro bourrine totalement surpuissante qui tâche. Mettez votre casque, lancez le jeu, et vous comprendrez dès le premier niveau : le jeu est fait pour vous encourager à aller vite. Et très rapidement, renonçant à toute honte, à toute subtilité et à toute forme de bon goût, en tapant du pied et en battant la mesure de la tête, vous montez le son À FOND.

Disponible sous Windows, Mac OS X, Android et iOS pour une poignée de dollars. Pensez juste à passer le jeu en mode "PG-13" pour éviter que les effets sonores ne viennent vous gâcher la musique...